Le sanctuaire de la Femme Oiseau
Maman s’est évanouie, diluée dans le silence, comme une silhouette s’effaçant dans la brume pâle d’un lac au matin. Sa mort à distance, cet effacement dans l’espace-temps incongru de la période du confinement, a laissé un vide dont est née la Femme Oiseau.
La Femme Oiseau est l’écho sublimé de celle qui fut et qui n’est plus, un prolongement né de l’absence et du désir de lui rendre un corps, une âme, et finalement un envol. Elle est une vision fantastique de la Mère absente – une force douce, vibrante d’un souffle irréel. La Femme Oiseau est aussi plus vaste qu’un seul souvenir. Elle incarne la Femme plurielle, intemporelle, une allégorie de la féminité souveraine et intuitive. Elle est l’image d’une femme libre, un peu sorcière, qui écoute la terre et dialogue avec la nature dans laquelle elle évolue.
Mon désir, que l’on retrouve également dans la série “Rêves cendrés”, est de vivre le deuil d’une manière douce, de dire adieu sans tout à fait se résoudre à l’absence, mais surtout de transformer la douleur de la perte en énergie créatrice.
L’écrivaine Gaëlle Hervé m’a rejointe sur ce projet, afin de lier poésie et gravure, en vue d’une édition d’un livre d’artistes. Ce travail est en cours de création.
Eau forte (coup de planche 20x30)
Les variations des notes discordantes
eau forte (coup de planche 20x30)
Sous les arbres 2025
Eau forte (coup de planche 14x23